Page:Poincaré - Thermodynamique (ed. 1908).djvu/168

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QUELQUES CONSÉQUENCES DU PRINCIPE DE CARNOT. IÁ9 J

Or, d’après le théorème de Clausius, cette intégrale est nulle et l’on doit avoir a : b ; la valeur de l’intégrale ÎITQ est donc indépendante des transformations subies par le corps pour passer d’un état à un autre, elle ne dépend que de ces états. En d’autres termes. cette intégrale est une fonction de p et v qui ne dépend que des valeurs des variables aux limites.

On a donné à cette fonction le nom d’entropie du corps ; l’entropie S d’un corps n’est donc déterminée qu’à une constante près ; sa différentielle est ¢lS : %, Q-Si

nous introduisons cette fonction dans l’énoncé du théorème de Clausius, cet énoncé devient : Lorsqu’un corps, dont l’état est complètement défini au moyen de deum variables, décrit un cycle fermé, la variation de son entropie est nulle.

122. L’entropie d’un système isolé va constamment en croissant. — L’entropie S d’un système est la somme SîS|+Sg+S3+¢..+Sn

des entropies des corps A, A, .., A, qui forment lewsystème. Montrons que, lorsqu’un système isolé se transforme, son entropie va constamment en augmentant ; Quelles que soient les transformations du système, Fentropie de l’un des corps ne peut varier que s’il reçoit de la chaleur, soit que cette chaleur ait été produite par le frot-