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274 THERMODYNAMIQUE.

des gaz, et nous avons montré qu’elle s’accorde avec les conséquences des expériences de Joule et sir W. Thomson. Mais certaines expériences semblent prouver que les changements d’état sont des transformations continues, qu’il y a, en particulier, continuité dans les phénomènes qui font passer un corps de l’état liquide à l’état de vapeur. Clausius suppose qu’il en est bien ainsi et admet que cette continuité se retrouve dans les relations qui expriment les propriétés physiques du corps sous ses divers états. De là, il résulte que la formule précédente, applicable aux gaz et aux vapeurs, doit l’être aussi aux liquides dans le voisinage du point d’ébullition. Cette extension de la formule conduit à quelques conséquences intéressantes que nous allons examiner. Elles permel.tent en effet de donner une explication plausible des phénomènes observés dans les célèbres expériences d’Andrews.

207. Supposons T constant et construisons la courbe représentant l’isotherme en prenant v pour abscisse et p pour ordonnée.

Pour les valeurs positives de la pression, v est, d’après la formule, nécessairement plus grand que az ; il suffit donc de faire varier v depuis oz jusqu’à l’infini. Cette dernière valeur donne p : o.

Les valeurs maxima et minima de p sont données par l’équation

RT zμ.

(v-oz)’ T(v+fi)“ o

obtenue en égalant à-zéro la dérivée de p par rapport a v.