Page:Poincaré - Thermodynamique (ed. 1908).djvu/83

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porté par un flotteur lui permettant de tourner autour de son axe ; il peut ainsi prendre un mouvement de rotation sous l’influence du mouvement de l’eau qu’il contient ; deux cordons tendus par des poids et s’enroulant en sens inverse dans une gorge creusée à la partie supérieure du calorimètre s’opposent à cette rotation.

Considérons le système formé par le calorimètre, les cordons tendus qui le maintiennent, les palettes et la portion de l’axe qui plonge dans le calorimètre. Nous pouvons faire abstraction de l’appareil moteur et regarder le mouvement de l’axe comme résultant de l’action d’un couple. C’est le travail de ce couple qui représente le travail fourni au système par les forces extérieures.

Supposons la vitesse de régime atteinte. Alors la dérivée par rapport au temps de la somme des moments des quantités de mouvements pris par rapport à l’axe de rotation est nulle. Par suite, la somme des moments des forces appliquées au système pris par rapport au même axe est nulle. Nous avons donc, en appelant le couple qui fait tourner l’axe, et les tensions des cordons qui maintiennent le calorimètre, et le rayon de la gorge sur laquelle sont enroulés les cordons,


et par suite

Or le premier membre de cette égalité représente le travail du couple de rotation, c’est-à-dire le travail fourni au système. Son évaluation revient donc à la mesure du nombre de tours effectués par l’axe, nombre qui est donné