Page:Porto-Riche - Bonheur manqué, 1889.djvu/38

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XV


Mai,
un jour de fatuité.


Quand je t’aurai longtemps serrée entre mes bras,
Tu te moqueras bien de ma naissance obscure.
De l’extase passée à l’extase future,
Le temps te sera long ; je mettrai, tu verras,
Des baisers inconnus sur ta bouche endormie.
Je ne t’apporte pas, ô ma petite mie,
L’honnête amour des cœurs qui n’ont pas été fous.
Beaucoup d’hommes n’ont pas le talent des tendresses ;
On lisait le bonheur au front de mes maîtresses.
Je sais si bien aimer que je fais des jaloux.