Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/25

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bien des endroits, le chemin rencontroit le lit du torrent ou passoit devant des cavernes profondes, dont l’aspect malencontreux inspiroit la défiance.

Au sortir de cette vallée, j’entrai dans une autre, et je découvris la Venta qui devoit être mon gîte ; mais du plus loin que je l’aperçus, je n’en augurai rien de bon, car je distinguai qu’il ne s’y trouvoit ni fenêtres, ni volets ; les cheminées ne fumoient point ; je ne voyois point de mouvement dans les environs, et je n’entendois pas les chiens avertir de mon arrivée. J’en conclus que ce cabaret étoit un de ceux que l’on avoit abandonnés, comme me l’avoit dit l’aubergiste d’Anduhar.