Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/27

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à ne donner aucune marque de crainte.

Comme le soleil ne fesoit que de se coucher, je voulus profiter d’un reste de clarté, et parcourir tous les recoins de cette demeure, moins pour me rassurer contre les puissances infernales, qui en avoient pris possession, que pour chercher quelque nourriture ; car le peu que j’avois mangé à Los-Alcornoques, avoit pu suspendre, mais non pas satisfaire le besoin impérieux que je ressentois. Je traversai beaucoup de chambres et de salles ; la plupart étoient revêtues en mosaïque jusques à hauteur d’homme ; et les plafonds étoient en cette belle menuiserie, ou les Maures mettaient leur magnifi-