Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/28

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cence. Je visitai les cuisines, les greniers et les caves ; celles-ci étoient creusées dans le roc ; quelques-unes communiquoient avec des routes souterraines, qui paraissoient pénétrer fort avant dans la montagne ; mais je ne trouvai à manger nulle part. Enfin, comme le jour finissoit tout à fait, j’allai prendre mon cheval que j’avois attaché dans la cour ; je le menai dans une écurie où j’avois vu un peu de foin, et j’allai m’établir dans une chambre où se trouvoit un grabat, le seul qu’on eût laissé dans toute l’auberge. J’aurois bien voulu avoir une lumière, mais la faim qui me tourmentoit, avoit cela de bon, c’est qu’elle m’empêchoit de dormir.