Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/276

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pouvois la voir, sans être moi-même aperçu. Alors je vis le Principino qui s’avançoit tenant un bouquet à la main. Il y avoit près de trois ans que je ne l’avois vu. Il s’étoit formé. Sa figure étoit belle, pourtant assez fade.

» Lorsque la jeune personne le vit, sa physionomie exprima le mépris d’une manière dont je lui sus bon gré. Cependant le Principino l’aborda d’un air content de lui-même, et lui dit : « Ma chère promise, voici un bouquet, que je vous donnerai, si vous me promettez de ne jamais me parler de ce petit gueux de Zoto. »

» La demoiselle répondit : « Monsieur le prince, il me semble que