Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/29

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Cependant, plus la nuit devenoit noire et plus mes réflexions étoient sombres. Tantôt je songeois à la disparition de mes deux domestiques, et tantôt au moyen de pourvoir à ma nourriture. Je pensois que des voleurs sortant à l’improviste de quelque buisson, ou de quelque trappe souterraine, avoient attaqué successivement Lopez et Moschito, lorsqu’ils se trouvoient seuls, et que je n’avois été épargné que parce que ma tenue militaire ne promettoit pas une victoire aussi facile. Mon appétit m’occupoit plus que tout le reste ; j’avois vu des chèvres sur la montagne, elles devoient être gardées par un chevrier, et cet homme devoit sans doute avoir une petite provision