Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/285

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eut un air contraint que j’attribuai à un changement dans le sentiment qu’elle me portoit. En même temps, Antonino, instruit par Moro, redoubla d’assiduités auprès de Sylvia ; et il prit un air de satisfaction, qui me fit supposer qu’elle le rendoit heureux.

» Je n’étois pas exercé à démêler des trames de ce genre. Je poignardai Sylvia et Antonino. Celui-ci, qui ne mourut pas sur le champ, me dévoila la trahison de Moro. J’allai chercher le scélérat, le poignard sanglant à la main, il en fut effrayé, tomba à genoux, et m’avoua que le prince Rocca-Fiorita l’avoit payé pour me faire périr, ainsi que Sylvia ; et qu’enfin, il ne s’étoit joint à notre troupe que dans l’intention