Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/286

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d’accomplir ce dessein. Je le poignardai. Puis j’allai à Messine ; et, m’étant introduit chez le prince, à la faveur d’un déguisement, je l’envoyai dans l’autre monde joindre son confident et mes deux autres victimes. Telle fut la fin de mon bonheur et même de ma gloire. Mon courage tourna en une entière indifférence pour la vie ; et comme j’avois la même indifférence pour la sûreté de mes camarades, je perdis bientôt leur confiance. Enfin, je puis vous assurer que depuis lors, je suis devenu un brigand des plus ordinaires.

» Peu de tems après Testa Lunga mourut d’une pleurésie, et toute sa troupe se dispersa. Mes frères,