Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/303

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j’entraînai le jeune Alphonse ; mais je fus à peine hors du souterrain, que mes flancs déchirés me causèrent une douleur affreuse. L’homme qui m’avoit parlé dans le souterrain, m’enleva comme une plume, me porta jusqu’à votre ermitage, où j’ai trouvé quelque soulagement ; mais il est venu trop tard. Le venin des scorpions a pénétré dans mes entrailles. Je me meurs ». — Ici le démoniaque Pascheco poussa un affreux heurlement, et se tut.

Alors l’ermite prit la parole, et me dit : « Mon fils, vous l’avez entendu. Vous êtes livré à la puissance des démons. Venez, confessez-vous, avouez votre faute, la clémence divine n’a point de