Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/366

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drôle. Mais ne pouvant jamais aller jusqu’à la seconde phrase, elle étoit obligée d’y renoncer, et s’en alloit en me bégayant des excuses dont elle se tiroit aussi mal que de son histoire.

» Je vous ai dit que nous n’avions qu’une seule fenêtre, c’est-à-dire, qu’il n’y en avoit qu’une qui donnât dans la cour du chatel. Les autres avoient la vue sur une autre cour, qui, étant plantée de quelques arbres, pouvoit passer pour un jardin, et n’avoit d’ailleurs aucune autre issue, que celle qui conduisoit à ma chambre. J’y cultivai quelques fleurs, ce fut mon seul amusement. Je me trompe, j’en avois encore un, et tout aussi innocent. C’étoit un grand