Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/371

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bouchoit la fenêtre. Alors je vis une autre fenêtre fort près de moi, et à travers cette fenêtre, une chambre fort éclairée, où soupoient trois jeunes cavaliers et trois jeunes filles, plus beaux, plus gais, que tout ce que l’on peut imaginer. Ils chantoient, buvoient, rioient, s’embrassoient. Quelquefois même ils se prenoient par le menton ; mais c’étoit d’une autre façon que le monsieur du châtel de Sombre, qui pourtant ne venoit que pour cela. De plus, ces cavaliers et ces demoiselles se déshabilloient toujours un peu plus, comme je faisois le soir devant mon grand miroir, et en vérité cela leur alloit à merveille.