Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/410

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quels je suis destinée. Je ne pûs m’empécher de les comparer intérieurement au jeune mulâtre qui adoroit Zulica. J’eus honte de cette comparaison. Je regardai dans le miroir, je crus voir que les demi-dieux me jetoient un regard plein de courroux, comme s’ils eussent lu dans mon âme et qu’ils se trouvassent offensés de ce mouvement involontaire.

» Je fus plusieurs jours sans oser lever les yeux sur la glace. Enfin je m’y hazardai. Les divins gémeaux avoient les mains croisées sur la poitrine ; leur air plein de douceur m’ôta ma timidité. Je ne savois cependant que leur dire. Pour sortir d’embarras, j’allai chercher un vo-