Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/413

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 101 )

un bosquet d’orangers. J’allai réver de mon côté, lui du sien ; et nous rentrâmes encore tout remplis de nos rêveries.

» Zulica, pour me coucher, m’apporta un miroir. Je vis que je n’étois pas seule ; je fis emporter la glace, me persuadant, comme l’autruche, que je ne serois pas vue dès que je ne verrois pas. Je me couchai et m’endormis ; mais bientôt des rêves bizarres s’emparèrent de mon imagination. Il me sembla que je voyois dans l’abîme des ci eux deux astre brillans qui s’avançoient majestueusement dans le zodiaque. Ils s’en écartèrent tout-à-coup, et puis revinrent, ramenant avec eux la petite nébuleuse du pied d’Auriga.