Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/428

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terre, ne peut entrer en comparaison.

» Les airs que ces voix faisoient entendre, inspiroient une tendresse si voluptueuse, que je ne puis en donner aucune idée. Longtemps je les écoutai assise sur mon banc, mais enfin, je me déterminai à entrer, puisque je n’étois venue que pour cela. Je montai donc, et je trouvai dans la chambre du milieu, deux jeunes gens, grands, bienfaits, assis à table, mangeant, buvant et chantant de tout leur cœur. Leur costume étoit oriental, ils étoient coiffés d’un turban, la poitrine et les bras nus, et de riches armes à leur ceinture.

» Ces deux inconnus, que je pris pour des Turcs, se levèrent, m’ap-