Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/66

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encore que vous vous engagiez, sur les lois sacrées de l’honneur, à ne jamais trahir nos noms, notre existence, et tout ce que vous savez de nous. Osez-vous en prendre l’engagement solennel ? » — Je promis tout ce qu’on voulut.

« Il suffit (dit Emina), ma sœur, apportez la coupe consacrée par Massoud, notre premier chef ». — Tandis que Zibeddé alloit chercher le vase enchanté, Emina s’étoit prosternée, et récitoit des prières en langue arabe. Zibeddé reparut, tenant une coupe, qui me sembla taillée d’une seule émeraude, elle y trempa ses lèvres. Emina en fit autant, et m’ordonna d’avaler, d’un seul trait, le reste de la liqueur, je lui obéis. —