Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/67

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Emina me remercia de ma docilité, et m’embrassa d’un air fort tendre. Ensuite Zibeddé colla sa bouche sur la mienne, et parut ne pouvoir s’en détacher. Enfin elles me quittèrent, en me disant que je les reverrois, et qu’elles me conseilloient de m’endormir le plutôt possible.

Tant d’événemens bisarres, de récits merveilleux et de sentimens inattendus, auroient sans doute eu de quoi me faire réfléchir toute la nuit ; mais il faut en convenir, les songes que l’on m’avoit promis m’occupoient plus que tout le reste. Je me hâtai de me déshabiller et de me mettre dans lit, que l’on avoit préparé pour moi. Lorsque je fus