Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/76

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de la Venta, ce qui me fatigua beaucoup, et me fît souhaiter de retrouver mon cheval. Je le retrouvai en effet, il étoit dans la même écurie où je l’avois laissé, et paroissoit fringant, bien soigné et étrillé récemment. Je ne savois qui pouvoit avoir pris ce soin, mais j’avois vu tant de choses extraordinaires, que celle-ci ne me tint pas longtemps dans l’étonnement. Je me serois mis tout de suite en chemin, si je n’eusse eu la curiosité de parcourir encore une fois l’intérieur de l’hôtellerie. Je retrouvai la chambre où j’avois couché, mais quelques recherches que j’en fisse il me fut impossible de retrouver celle où j’avois vu les belles africaines.