Page:Pradez - La Revanche du Passé, 1900.djvu/52

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


défendre. Mais tout ce que je pourrais dire ne changerait pas des opinions qui vous sont chères. C’est inutile d’essayer, je perdrais mon temps.

Le malade fixa un long regard aigu sur la jolie figure florissante, examina du haut en bas la mise irréprochable. Il dit enfin scandant les mots, les soulignant un à un de la voix :

— Mauvaise idée… moi !

Puis il ajouta sèchement :

— Parbleu !

André se sentit mordu à une place sensible, très irritable. Le persiflage de son oncle lui avait toujours été odieux.

Il se dirigea vers la porte d’un pas dégagé et il dit, avec une politesse glacée :

— Désolé de vous avoir dérangé, mon oncle… vraiment… je regrette. Cela ne m’arrivera plus.

Mais dès qu’il se trouva sur le palier, où sa tante l’accompagnait, sa colère éclata.

— C’est vraiment trop fort, à la fin, cette