Page:Pradez - La Revanche du Passé, 1900.djvu/59

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CHAPITRE III


Depuis l’aube, ce jour-là, bien qu’avril commençât à peine, une chaleur orageuse pesait sur l’atmosphère.

Quelques semaines de sécheresse avaient ouvert trop tôt l’ère du printemps, et le vent qui venait de se lever roulait en rafales des torrents de poussière, les poussant obstinément vers le nord. Le ciel s’était enfin couvert. Il était d’un gris épais, pesant. Mme Georges, assise seule près de la fenêtre, écoutait l’ouragan faire battre autour d’elle toute sorte de choses invisibles. Un des volets du salon s’ouvrait et se fermait tout près d’elle avec un bruit sec, persistant, sans qu’elle cherchât â s’expliquer d’où venait ce vacarme. Elle restait absolument distraite, suivant d’un