Page:Pradez - La Revanche du Passé, 1900.djvu/91

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CHAPITRE V


Élisabeth se réveilla de grand matin le jour suivant et, tout de suite, en entendant le pas assourdi de Gertrude aller et venir dans l’appartement, le malaise indéfini qui l’avait saisie au moment où elle ouvrait les paupières se précisa. Toute la scène de la veille repassa dans son esprit, y réveillant les mêmes sensations obscures et troublantes. Elle resta longtemps les yeux fixés devant elle, regardant sur la muraille les filets de lumière que le soleil filtrait à travers les lames des volets.

— C’est pour cela, pensait-elle, que cette servante me hait.

Et reprenant ses souvenirs aussi loin qu’elle