Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/124

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les jouissances personnelles qu’elle procure, de l’autre par son action sur les mœurs publiques. Mais le mérite de son enseignement appartient tout entier à Olivier de Serres, ce résumé complet de l’enseignement agricole des anciens, rendu plus moral, plus pratique, plus applicable surtout aux provinces méridionales. Pour tout dire enfin, Vanière est Olivier de Serres ressuscité, transfiguré, rajeuni, et rapportant, du fond de son tombeau, à la France du xixe siècle, et par elle au monde entier, le livre de ses doctrines agricoles ; livre toujours nouveau, malgré un langage naïf qui nous reporte bien loin ; livre toujours instructif, malgré les progrès des temps ; livre à jamais immortel, parce que l’agriculture est le premier besoin des peuples et la plus éclatante, comme la plus féconde manifestation du travail de l’homme, s’inclinant avec docilité, pour son propre bonheur, sous la volonté de Dieu. »


Séance du 24 Juillet 1857.


Présidence de M. M. DE BARRAU.


M. le sous-préfet assiste à la séance.

M. Maurice de Barrau dépose l’Annuaire de l’Institut des provinces et des Congrès scientifiques.

Ce volume renferme les procès-verbaux des sessions ou assises scientifiques tenues en 1856, par l’Institut des provinces, et divers mémoires sur les sciences physiques, l’archéologie, l’histoire, l’agriculture, les beaux arts et l’industrie. Ces travaux différents par leur nature, ne se bornent pas à un point de la France. Ils peuvent être consultés avec fruit, et contribuer, soit comme