Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/41

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en France qui ait offert un travail d’ensemble, considéré comme ayant une certaine autorité ; « S’il est vray, dit G. de Tory, que toutes choses ont eu commencement, il est certain que la langue grecque, semblablement la latine, ont été quelque temps incultes et sans reigle de grammaire, comme est de présent la nostre. »

Il serait à désirer, ajoute M. de Barrau, que le gouvernement fît rechercher et publier les traités composés sur notre langue dans le cours du moyen-âge. Il ne faudrait pas se contenter des résultats déjà obtenus, grâce à l’initiative particulière ou à des efforts privés. Nos bibliothèques et surtout celles d’Angleterre sont très-riches en matériaux de ce genre. De ces matériaux judicieusement coordonnés et comparés avec soin, sortiraient les éléments nécessaires à l’histoire de la partie la plus obscure de notre langue : celle qui se trouve comprise entre le latin et la langue de la renaissance.


Séance du 20 Février 1857.


Présidence de M. A. COMBES.


M. le sous-préfet assiste à la séance.

M. A. Combes complète les faits contenus dans la note communiquée par M. Maurice de Barrau, relativement à la grammaire française de Palsgravel. Il constate, tout en reconnaissant que ce travail sur la langue est le premier qui mérite le nom de grammaire, que nous avons des études en assez grand nombre, antérieurement à la première moitié du xvie siècle. Ces études isolées, sans plan, peuvent pourtant fixer bien des points incertains, et