Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/9

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résultat de vos travaux individuels, vous justifierez, je n’en doute pas, la pensée qui a donné naissance à cette Société ; et, renouant, comme on vous l’a dit, la chaîne interrompue du temps, montrez que les graves préoccupations de notre époque si féconde en désastreuses distractions n’ont pas tari en vous la source des nobles et aimables distractions de l’esprit.

Telles sont, Messieurs, les simples réflexions que vient de m’inspirer le dessein qui vous réunit, et que je vous communique pour obéir au désir qui m’a été exprimé. Je suis heureux de répéter devant vous ce que j’ai dit aux premiers auteurs de la pensée que vous avez adoptée et que vous saurez rendre féconde ; c’est, qu’après avoir assisté à la fondation de la Société littéraire de Castres, je désire ne pas rester étranger à ses progrès, et, je l’espère, à ses légitimes succès. J’ai accepté avec empressement l’offre qui m’était faite d’être compté au nombre de ses premiers membres. Je remercie ceux qui me l’ont offert d’avoir pensé que l’administration pouvait prendre part aux choses de l’intelligence, et même être jugée digne de poser la première pierre de l’édifice littéraire et scientifique dont vous voulez doter votre ville. Je voudrais par reconnaissance faire mieux que des vœux pour le succès de votre œuvre et lui donner un plus utile concours ; mais je ne m’en reconnais pas capable ; car si j’ai beaucoup de respect pour la science, et un sincère amour des lettres, je ne suis, comme vous le voyez, ni un savant ni un littérateur.


M. V. Canet donne ensuite lecture du projet de règlement général et du préambule qui en contient l’esprit, en indique le but et en signale l’application :

Le 26 novembre 1648 avait lieu à Castres la première réunion d’une Société fondée à l’imitation de l’Académie française. Elle avait pour but de centraliser les efforts de tous ceux qui aimaient l’étude et de favoriser dans Castres le goût des nobles occupations de l’esprit. Des circonstances exceptionnelles af-