Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/92

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Il résulte des recherches faites dans les auteurs qui se sont spécialement occupés des conflits entre les diverses autorités religieuses, qu’un arrêt du parlement de Toulouse avait été cassé et annulé par le Conseil-d’État, qui avait renvoyé les parties à se pourvoir par-devant la chambre supérieure ecclésiastique d’Aix. C’est alors qu’intervint cet arrêt appelé célèbre dans l’histoire de l’Église de France. Il fut rendu le 19 janvier 1608, et contenait un règlement, toujours invoqué depuis comme décision définitive, dans les contestations du même genre, entre deux puissances dont les points de contact étaient si nombreux et les intérêts si souvent confondus.


M. Marignac lit un mémoire sur la bibliothèque de Castres.

Après avoir rappelé qu’un des principaux objets que s’est proposé la Société littéraire et scientifique en se fondant, a été d’interroger les archives et les bibliothèques publiques et particulières, afin de mettre en lumière les richesses historiques et archéologiques que possède notre pays, il montre que la première source à laquelle elle devait naturellement aller puiser, c’était la bibliothèque de Castres. Malheureusement, lorsqu’elle est allé frapper à sa porte, elle n’a trouvé personne pour l’y introduire, ni aucun moyen de connaître les éléments dont elle se composait. Depuis, l’autorité municipale a confié à M. Marignac le soin de réorganiser et de conserver la bibliothèque. Il vient rendre compte à la Société du résultat de ses premières recherches. Il annonce qu’il ne donnera dans cette séance que la première partie de son travail, qui présente l’histoire de la bibliothèque de Castres, depuis son origine jusqu’à nos jours, se proposant de faire connaître dans une seconde partie, les principaux ouvrages dont elle se compose, et les ressources qu’elle peut offrir pour les travaux de la Société.

M. Marignac commence par constater qu’avant 1789, bien que les archives municipales fussent très-considérables, puisqu’elles