Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 2, 1858.djvu/36

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s’étaient attachées à l’opinion qu’il émettait, par occasion et en passant, il était sur la voie d’une preuve expérimentale.

En 1821, M. Dubuat étudia la loi des amplitudes et des durées des oscillations, d’un pendule simple établi à la surface de la terre, eu égard à sa rotation et à sa révolution autour du soleil. Il conclut : 1° que la durée des oscillations est indépendante du plan dans lequel le pendule oscille ; 2° que dans un lieu quelconque, un pendule abandonné au repos, suivant la verticale, doit spontanément se mouvoir vers l’est et osciller ; 3° que le nombre des oscillations est plus grand vers midi et moindre vers minuit. Il propose de démontrer le mouvement de la terre par l’oscillation spontanée d’un pendule très-long et par la différence des temps marqués vers midi et vers minait, par une horloge, pour une durée réelle constatée au moyen d’un garde-temps très-exact.

Ces expériences sont difficiles à exécuter à cause des nombreuses conditions d’exactitude qu’elles demandent, et de la précision qu’elles exigent. Elles sont peu concluantes, par suite de l’exiguité des résultats qu’elles produisent. Elles étaient oubliées, lorsqu’elles ont été reprises, en 1851, par M. Foucault.

Ce jeune physicien ayant observé le déplacement constant d’un pendule libre vers la gauche, attribua, conformément aux dernières expériences, ce déplacement à la rotation de la terre sur son axe. Il pressentit que la déviation régulière du plan d’oscillation pouvait être rendue sensible à tous les yeux dans un temps très-limité. Il établit dans le Panthéon un pendule composé d’un fil métallique de 50 mètres de hauteur, supportant une sphère du poids de 28 kilogr. Le pendule déviait constamment à gauche, et chaque degré bien sensible d’un vaste cadran était parcouru, en quatre minutes.

L’idée mère de cette expérience est qu’un poids suspendu par un fil, immobile et soumis à la seule action