Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 2, 1858.djvu/86

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IMPIVS HANC ÆDEM DVDVM PROSTRAVERAT HOSTIS.

NVNC STVDIO TVBÆE TVO RENOVATA RESVRGIT.

QVÆ PROSTRATA DIV TERRÆQVE ÆQUATA IACEBAT

SUBLIMIS RECREATA TVO CVM STEMMATE FVLGET.

M DC LXX.

Les souvenirs de toute sorte qui nous restent du passé dans notre pays, sont trop rares pour qu’il soit permis de négliger ceux qui ont échappé à une destruction complète. M. V. Canet demande que la Société prenne des mesures pour enlever la pierre et la placer, soit parmi les objets qu’elle a recueillis déjà, soit à sa destination naturelle, dans l’église de St-Benoît ou dans une partie quelconque du palais épiscopal. La personne à qui elle appartient consent volontiers à la céder.

Le fait auquel se rapporte l’inscription est consigné dans le Gallia Christiana. On lit en effet, dans l’article consacré à M. de Tubœuf : « Suâ in ecclesiâ insigne monumentum reliquit, palatium videlicet episcopale, quod eleganti opere construxit. Ecclesiœ et chori fabricam inchoaverat, quando morte prœreptus est. (1. 657.) »

M. de Tubœuf est mort en 1682. Le palais épiscopal avait été achevé vers 1670. L’église de St-Benoît fut continuée par son successeur, M. de Meaupou, et mise en l’état où nous la voyons, par M. de Beaujeu, qui l’inaugura en 1718.

La Société accueille la proposition, et charge une commission des démarches à faire et des mesures à prendre pour obtenir une prompte solution. Elle l’autorise à faire les dépenses nécessaires.