Page:Régnier - 1914-1916, poésies, 1918.djvu/65

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LES VEILLEURS


Nous reverrons l’été, nous reverrons l’automne,
La vigne à nos coteaux et les blés dans nos champs,
La moisson dans la grange et le vin dans la tonne,
Et nous réentendrons les rires et les chants ;

De nouveau le printemps penchera vers le fleuve
La jeune frondaison des arbres reverdis,
Et le soleil luira dans la lumière neuve,
Et les aubes d’argent feront l’or des midis ;