Page:Régnier - 1914-1916, poésies, 1918.djvu/91

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1915


« Auprès d’elle, vois encore
Cette autre, d’un ton si frais,
Que l’Argonne fit éclore
Dans l’air pur de ses forêts ;
 
« Sœurs de Lorraine et d’Alsace,
Ces deux-là n’ont qu’un seul cœur,
Ma main qui les entrelace
Les caresse avec douceur.

« De toutes ces fleurs, ô France,
J’ai composé un bouquet
Que parfume l’espérance,
Fier, héroïque, et coquet ;