Page:Régnier - Escales en Méditerranée.djvu/138

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curité, non qu’elle courre quelque risque, mais dans certains quartiers on peut se trouver en présence d’un fanatique, surtout quand on accompagne des femmes non voilées. Une insulte est vite proférée, une pierre vite lancée.




Notre étonnant cocher continue ses exploits d’adresse à travers les rues accidentées et souvent, en apparence, impraticables de Stamboul où il nous mène de mosquée en mosquée. Nous ne prétendons certes pas les visiter toutes, mais elles servent de but à nos promenades quotidiennes. Elles ont chacune leur beauté et leur caractère, ces mosquées de Stamboul, soit qu’elles s’élèvent en de vastes enceintes, précédées de vastes cours qu’encadrent d’autres bâtiments religieux, écoles, hôpitaux, soit que, plus modestes, elles ne s’isolent pas de la rue qui les coudoie. Elles sont belles par leurs proportions, leurs marbres, leurs faïences, leur ornementation, la richesse de leurs « mihrabs » et de leurs « members ». Elle est belle cette Bayezid-Djami où nous accueillent des nuées volantes de pigeons ; elle est belle cette Chah-Zadé-Djami si harmonieusement simple, avec