Page:Réveillaud - Histoire du Canada et des canadiens français, de la découverte jusqu'à nos jours, 1884.djvu/347

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CHAPITRE III


Du traité de Gand à l’insurrection de 1838
(1815-1839)


La paix rétablie rendit bientôt tout leur intérêt aux questions d’administration intérieure, toute leur ardeur aux luttes de race et de nationalité.

Sir Georges Prévost réunit les Chambres au mois de janvier 1815. La première mesure de la Chambre d’assemblée fut d’appeler à sa présidence un jeune homme de 26 ans, Papineau (fils de celui que nous avons déjà vu mêlé aux luttes parlementaires). Les députés avaient deviné en lui l’homme qui devait être, pendant quarante ans, le champion infatigable et le défenseur souvent éloquent de l’indépendance politique de ses compatriotes. Son élection seule était une preuve que les Canadiens français entendaient prendre une part active à l’administration de leurs affaires, contrôler de près les actes de leurs gouvernants et combattre les abus dont ils souffraient.

L’un des plus criants d’entre ces abus était la façon dont les terres du domaine public étaient distribuées, et à cette question semblaient liés le développement