Page:Réveillaud - Histoire du Canada et des canadiens français, de la découverte jusqu'à nos jours, 1884.djvu/58

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il fut en effet requis pour le service du roi afin de soutenir en Champagne, de son influence et de son bras, l’autorité royale contre la levée de boucliers du prince de Conti. C’est dans cette campagne qu’il mourut (décembre 1615), à l’assaut de la petite ville de Méry-sur-Seine. Il avait alors cinquante-huit ans.

Cette mort porta un coup sensible à la colonie acadienne. Biencourt, à qui revenait la conduite de l’entreprise, manquait non de courage mais de crédit et de relations. Cependant, il fit de son mieux pour continuer les traditions paternelles et, unissant son sort à celui de son fief acadien, il demeura à Port-Royal, comptant pour ses approvisionnements sur les ressources du sol et sur les échanges qu’il pourrait faire accidentellement avec les navires de pêche qui venaient de temps en temps sur ces côtes. Nous verrons ce qui advint, par la suite, de l’établissement ainsi conservé. Mais il est temps de revenir au Canada proprement dit et à la colonie que Champlain asseyait alors sur les bords du Saint-Laurent.