Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/228

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220 COMMENTAIRE.

langue francoyfe : « L’autheur prye les Lefteurs diffé- rer leur iugement iufques à la fin da Liure… » {OEu- vres… t. I, p. 3, dans la Pléiade francoife.)

L. dernière : Auec priuilege du iîojy. L’édition de 1546 porte en plus : pour Jîx ans. Pour le texte de ce pre- mier privilège voyez tome m, p. 387-389, et, pour la description des diverses éditions du Tiers livre^notre Bibliographie.

Page 2, 1. i : François Rahelai- : à l’efprit de la royne de Nauarre. Ce dizain figure dans la première édition. Ménage en explique ainsi fort nettement l’in- tention : ’( Marguerite de Valois, Reine de Navarre, fœur de François i"""", aimoit, comme on fait, les beaux efprits de fon tems, eftimoit Marot, Rabelais, & com- pofoit elle même en vers & en proie, témoin le vo- lume que nous avons de fes poëiies,&fon Heptaméron. Les dernières années de fa vie elle devint fort férieufe, méditant beaucoup, & s’occupant des chofes du Ciel. C’eft ce qui donna lieu a Rabelais lors qu’en 1546. il fit pour la première fois imprimer i/z 16 à Paris fon troifiéme livre, de mettre à la tête ce dizain adreffi à l’efprit de cette Reine… Ces édits de l’efprit fur le corps, cette apathie j, cette vie pérégrine^ tout cela fignifie poétiquement que cette Princelfe détachJe en- tièrement de fes fens, avoit rendu fon efprit maître de fon corps, en forte que tandis que celui-ci demeu- roit fur terre, l’autre s’é'.evoit au Ciel. Cet efprit donc cft ici invité à vouloir bien pendant quelques momens defcendre de cette haute région pour voir en cette baffe & tcrreftre la troifiéme partie d’un ouvrage dont il y avoit autrefois vu favorablement les deux pre- mières. » {Ménagiana^ 3" édit., t. m, p. 113)

A ce dizain Le Duchat ajoute le suivant, dont il n’indique pas la source :

Iean Favri ; av liîctevr.

la n’eft befoing, ainy Lcékur, t’cfcrire Par le menu le prouffit & plaifir