Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/84

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J^i COMMENTAIRE.

Rabelais, pour mieux faire comprendre ce qu’il veut dire, a soin d’écrire quille au singulier. Quant à La Fontaine, qui se souvient également bien des vers de maître Clément et de la prose de maître François, il dit dans laCs Lunettes [Collection Lemerre. t. I, p. 389) :

Vient un Meufnier monte fur fon mulet, Garçon quarrc, garçon couru des filles, Bon Compagnon, & beau ioiieur de quilles.

L. 16 : Sus riierhe drue. Édit. Juste : dure, au lieu de drue^ sans doute par suite d’une simple transposition de lettres.

Page 21, 1. i : Les propos des hienyures. Dans les éditions primitives, ce titre n’existe pas, et les chapi- tres iv et V n’en forment qu’un seul. Kii le divisant en deux, Rabelais a fait quelques additions aux Propos des hienyures. Les éditions collectives donnent heuueurs^ au lieu de hienyures.

Dans les ouvrages que nous a transmis l’Antiquité, on trouve souvent des conversations tenues pendant des repas ; mais elles s’élèvent, comme dans le Banquet de Platon, aux plus hautes questions philosophiques, ou traitent, comme dans les Sympofiuijues de Plutarque et les Saturnales de Macrobe, de divers points d’érudition et de philologie. C’est seulement dans le V- chapitre du Satyricon de Pétrone qu’on trouve des propos de table qui ont quelque analogie avec ceux de Rabe- lais.

Le xvi^ siècle a eu souvent recours à ce cadre commode : Le Moyen de parvenir tout entier ne se compose que des conversations tenues dans un banquet auquel assistent les personnages célèbres de tous les lieux et de tous les temps. Il faut rapprocher de ce chapitre de Gargantua le chapitre XXXIX du même ouvrage intitulé : Comment le moyne /eut feftoyé par Gargantua f ^ des heaulx propos qu’il tint en foup- pantj les chapitres xi. et XT.l, qui en sont la -suite,