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COMMENTAIRE.

équivoquer à fener, est encore en usage dans le dialecte poitevin, comme le. remarque M. Poëy-d’Avant.

L. 4 : Vn pot à pijfer. c’eft vn ofîcidL Plus loin (p. 79, 1. 2o) dans cette phrase : Pijfant doncq plein vrlnal. l’édition Dolet reinplacc vrinj.1 par officiai. Le pot à pisser, appelé aussi, comme on le voit, urinai, ou officiai, pouvait représenter en réb"us un officiai, c’est-à-dire un officier de la juridiction ecclésiastique.

L. 6 : Vn vaijfeau de pet^. Un vaisseau de paix, par opposition à un vaisseau de guerre.

L. 6 : Ma braguette, c’eji le greffe des arreft^. Suivant Le Duchat, Rabelais, par le mot greffe {graphium)^ fait allusion au style, instrument pointu avec lequel on écrivait sur les tablettes de cire, et par le mot arrcji, à la pièce du liarnois où l’homme d’armes afiermissait sa lance.

L. 7 : Fn ejlront de cliien. c’eji vn tronc de céans, ou gijl l’amour de niamye. Tron s’employait autrefois dans le sens de trône et quelquefois de trône de Dwu, firmament : « n’a plus belle defTous le tron. » [Partono- peus, V. 1710) — Quant à céans, il avait certaines formes, et particulicrementf.zit72*. qui le rapprochaient du mot chien.

L. 14 : De/quelles Orus Apollon a en Grec compofè deux Hures, L’ouvrage d’Orus Apollon, ou, comme on dit plus fréquemment d’Horapollon, est intitulé : De hieroglyphicis yEgyptiorum.

L. 15 : Polyphile au fonge d’amours. Le -titre complet du livre est : Hypneromacliia Poliphili, vbi omnia non nifi f omnium effe docet, atque ohiter plurima fcitu fane quam digna commémorât. A la fin : « Venetiis, mcnfe Decembri MID, in a ; dibus Aldi Manutii. » Son véritable auteur est Franciscus Colomna que Rabelais, dans la Briefue déclaration d’aucunes dictions, (t. m, p. aoi, 1. 14) appelle Pierre Colonne.

L. 17 : La deuife de monfieur V Admirai : laquelle premier porta OElauian Auguftc. Plus loin (p, 126, 1. 7) Rabelais la cite textuellement : « Sçauez vous que difoitOctauian