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XXXIV NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR RABELAIS

tembrc if4f, François I er accordait au tiers livre et, en même temps, aux deux livres précédents, à Gargantua et à Pantagruel, un privilège où l’auteur du roman est traité de la façon la plus flatteuse.

Le jugement et le supplice d’Etienne Dolet (exécuté le •} août i f46) paraissent avoir effrayé Rabelais, quoi- qu’on ne trouve aucune preuve qu’il ait été jamais menacé, ni même inquiété sérieusement. Mais il faisait profession de soutenir ses doctrines, jusqu’au feu exclu- sivement. La France ne lui paraissant pas assez sûre, il se réfugia à Metz, d’où il écrit au cardinal Du Bellay : « Si vous ne aués de moy pitié, ie ne fâche que doibue faire, finon en dernier defefpoir, me afferuir a quelqun de par deçà, auec dommage & perte euidente de mes eftudes. » A Metz, il était médecin aux gages de la ville ; et nous avons cité des extraits de comptes où il est fait mention de lui et de ses services.

Il ne séjourna pas longtemps à Metz. Il ne resta jamais longtemps nulle part ; et cette passion d’errer semblait s’accroître chez lui avec les années. Au commencement de 15*48, le cardinal Du Bellay, qui avait été renvoyé à Rome par Henri II, y fit venir Rabelais. Le 3 février 1 f 49, naissait au château de Saint-Germain-en-Laye Louis, duc d’Orléans, second fils de Henri II et de Catherine de Médicis.(Cet enfant mourut en bas-âge) Dès que la nou- velle de sa naissance fut connue à Rome, Du Bellay célébra une grande fête dans son palais. Rien n’y man- qua : tournoi, combat de taureaux, danses, souper. L’imprimeur Gryphe en publia la relation intitulée : La