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XLVI NOTES SUR LE LEXIQUE

La définition bien faite n’est que la résultante des exemples recueillis, et un de plus rencontré court risque de la fausser. Il est dangereux de trop expliquer Rabe- lais. Par bonheur, si l’on y regarde de près, on s’aperçoit qu’il s’explique et se commente assez souvent lui-même, et il est à coup sûr le meilleur de tous ses commentateurs. De plus, dans ses longues énumérations d’équivalents et de synonymes, les termes s’éclaircissent les uns par les autres. Lorsque dans un même article du glossaire le mot reparaît quatre ou cinq fois avec des nuances et des ac- ceptions différentes, on en a pour ainsi dire fait le tour, et on est mieux renseigné que par une définition. Ce genre d’études est conforme à la nature, qui ne nous définit nulle part les mojs, mais qui nous en fait con- naître le sens par la variété de leurs emplois.

Beaucoup d’exemples, peu de définitions.

i° Aucune de celles qu’on trouve dans tous les dic- tionnaires.

2° Aucune pour les mots que leur emploi dans la phrase, les synonymes dont ils sont accompagnés, défi- nissent mieux qu’aucune définition.

3° Aucune pour les mots qui sont plus clairs que leur définition ou ceux dont la dérivation est évidente.

4° Aucune pour ceux que nous avons admis pour être complets, mais sur lesquels il est à propos de ne point insister^ parce que, selon la judicieuse remarque de la