Page:Racan Tome I.djvu/391

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pourriés, Monseigneur, renvoyer cette affaire. Ce seroit une charité, Monseigneur, que vous feriez bien grande ; vous obligeriez toute la famille à prier Dieu pour vostre santé, que je souhaitte avec autant de passion que je suis avecque respect,

Monseigneur,

Votre très humble et très obéissant serviteur,

Racan.

. . . . . . aout 1668.


De M. de Racan1
À MM. CHAPELAIN, MÉNAGE ET CONRART.
Lettre IX.

Adieu paniers, vendanges sont faites. Enfin nous voicy délivrez des soins de la récolte ; nous voicy en estat de gouverner les Muses et de rendre compte à mes amis du progrès que j’auray fait en leur conversation.


1. Les cinq lettres qui suivent ont été tirées, comme nous l’avons dit dans la préface, des manuscrits de Conrart, Bibliothèque de l’Arsenal. Nous les y avons puisées sur l’obligeante indication de M. Livet, si profondément versé dans la connoissance de notre vieille littérature, et qui a donné à la Bibliothèque elzevirienne la belle et savante édition de Saint-Amant, ainsi que l’édition non moins distinguée du Dictionnaire des précieuses. Le cours de ses travaux habituels ayant fait tomber ces lettres sous ses yeux, il se hâta de nous en donner avis. Nous saisissons avec empressement cette occasion de l’en remercier : les actes de bonne confraternité littéraire ne courent pas les rues.