Page:Racan Tome I.djvu/6

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quelquefois tant de peine à trouver tels que nous les désirions, que nous avons toujours pavés si cher, et que nous serions peut-être, hélas ! prêt à payer trop cher encore, même avec la pleine confiance d’avoir fait un peu mieux.

Il faut bien pourtant, quoi que puissent en souffrir nos affections d’amateur, il faut bien que justice se fasse. Nous ne pouvons pas ne point dire avec le discret abbé d’Olivet, avec le critique qui annonça dans le Mercure la publication de Coustelier, avec quelques autres encore, que l’ordre de classement dans cette édition de 1724 est vicieux à beaucoup d’égards, qu’on peut lui reprocher des omissions importantes ; enfin, et c’est ici notre grief personnel, que, décidé à prendre cette édition pour base de la nôtre, et l’ayant, pour cet objet, revue avec une grande exactitude, nous y avons constaté outre plusieurs leçons défectueuses, outre des méprises singulières, outre (quelques vers omis, plus de cent grosses fautes d’impression : nous nous sommes lassé de les compter.

Notre premier soin a été naturellement d’échapper à tous les reproches adressés à l’ancien éditeur. Ainsi nous avons cherché à établir un meilleur classement, dans l’ensemble comme dans les détails. Et d’abord nous avons satisfait à l’ordre des premières publications en faisant du tome second le premier, composé des œuvres profanes, et en reportant au second la traduction du Psautier, ouvrage auquel Racan travailla toute sa vie, et qu’il ne publia dans son entier que fort tard, environ trente-cinq ans après les Bergeries.

Toutes les omissions signalées dans le temps,