Page:Rameau - Notes historiques sur la colonie canadienne de Detroit, 1861.djvu/9

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ainsi à Détroit, où ils sont devenus la souche de quelques-unes des plus anciennes familles. En 1709, on comptait ainsi 29 soldats congédiées établis dans le pays ; je vous citerai, par exemple, Jacob Marsac, Sieur de Lombtrou dit Durocher, qui était sergent ; Jean Gourion, aussi sergent ; Antoine Vessière dit LaFerté, Antoine Dupuis dit Beauregard, Pierre Stebve dit Lajeunesse, Jean Casse dit St. Aubin, André Bombardier, etc., etc. Toutes ces familles, vous le savez, existent encore aujourd’hui parmi vous, portant honorablement les noms et la tradition de ces braves et respectables soldats de l’armée française.

On rétablit de suite un fort nouveau plus grand et plus solide que l’ébauche de fortification qui existait avant lui. Une chapelle et un magasin y furent construits en pièces sur pièces ainsi que le constatent les vieux titres. Les autres logements n’étaient que de vastes cabanes en pieux plantés debout dont les interstices étaient remplis avec de la terre, et elles étaient couvertes d’écorces et de gazons. Celle du commandant n’était pas différente des autres.

Cadillac fit bâtir un moulin, dont il avait fait venir à grands frais les matériaux par des canots, ou était ce moulin ? sans doute sur quelqu’une des petites rivières aujourd’huy presque