Page:Rameau - Notes historiques sur la colonie canadienne de Detroit, 1861.djvu/7

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Lorsque La Mothe Cadillac arriva à Détroit, le pays avait déjà été découvert, et parcouru souvent depuis plusieurs années, par les aventuriers français qui se livraient au commerce des fourrures, il est probable même que les premiers Français qui passèrent le Détroit, y vinrent assez peu de temps après l’établissement de Champlain au Canada, dans le même temps ou on découvrait Michillimakinac, entre 1630 et 1650. Il n’est même pas impossible que Champlain lui-même ait visité ces parages, car il est certain que non seulement il a eu connaissance des grands lacs intérieurs, mais qu’ils les a vus et qu’il a pénétré parmi les indiens qui habitaient autour.

Quoiqu’il en soit il est positif que dès 1686, on avait établi sur le détroit un fort palissadé en bois destiné à appuyer les opérations des chasseurs et traitants de fourrures, et à leur servir de dépôt de marchandises et de retraite en cas de besoin ; ce fort s’appelait le Fort Ponchartrain. Comme tous les postes du commerce des fourrures il n’avait pas de garnison permanente, mais les traitants avec leurs voyageurs s’y rassemblaient, en faisaient le centre de leurs opérations, et souvent y laissaient plus ou moins longtemps des hommes de garde sous le commandement de l’un d’entre eux. Dulu,