Page:Raynal - Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v3.djvu/420

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée
412
Histoire philosophique


de cacao dans quelques menus détails d& commerce : mais leur emploi étoit très-borné & ne pouvoit s’étendre jufqu’à l’acquittement de Fimpôt. Les redevances dues au fîfc étoient donc toutes foldées en nature. Comme tous les agens du fervice public rece voient leur falaire en denrées, on retenoit pour leur contribution une partie de ce qui leur étoit afîigné. Les terres attachées à des offices & celles qu’on polTédoit en toute propriété , donnoient à l’état une partie de leurs productions. Outre l’obligation impofée à toutes les communautés de cultiver une certaine étendue de ibl pour la couronne , elles lui dévoient encore le tiers de leurs récoltes. Les chafTeurs , les pêcheurs , les potiers ,’ les peintres, tous les ouvriers fans diftindion rendoient chaque mois la même portion de leur indullrie. Les mendians même étoient taxés à des contributions fixes que des travaux ou des aumônes dévoient les mettre en état d’acquitter. Au Mexique , l’agriculture étoit très-iîornée, quoique le plus grand nombre de ;