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MATHÉMATIQUES ET MATHÉMATICIENS

nements qu’il avait supprimés en disant négligemment : il est facile de voir que

Biot.




DÉFIS ET PARIS

Autrefois les mathématiciens se proposaient des problèmes les uns aux autres, ils cachaient leurs propres solutions et le gagnant recevait une somme d’argent. Les correspondances des savants au XVIe et au XVIIe siècles sont pleines de piquants détails à ce sujet. Le P. Mersenne était souvent pris pour arbitre. L’Académie des sciences a maintenant régularisé ces concours, en proposant des questions et en donnant des prix.

Pascal soumit aux recherches des savants ses problèmes sur la cycloïde, en promettant une forte somme. Wallis seul trouva les principales réponses.

Le grand Descartes, au service de la Hollande en 1617, vit contre un mur une affiche en flamand qu’il se fit traduire par un passant. Il s’agissait d’un problème difficile proposé par un géomètre. Descartes le résolut sur le champ.

Jean Bernoulli tenait en médiocre estime les travaux de son fils Daniel. Un jour que le père et le fils avaient concouru dans un de ces tournois, le mémoire du fils fut préféré à celui du père qui ne pardonna jamais à Daniel de l’avoir emporté sur lui.




AUTOBIOGRAPHIE

On lit dans celle que Leibniz a laissée : « Taille moyenne. Figure pâle. Mains froides. Pieds et doigts