Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/112

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l’homme et la terre. — orient chinois

la pointe méridionale de Kiu-siu : ce sont eux qui ont fini par l’emporter sur tous les autres contingents et leur langue, fortement
D’après une photographie.
paysan japonais
associée au chinois, est devenue celle de tout l’archipel. On imagine que ces Yamato descendent des aborigènes ou premiers occupants, venus du continent voisin, bien avant que les Bak n’arrivassent de l’Occident et n’eussent modifié l’équilibre des populations orientales. Souvent ils se grossirent de groupes d’émigrants ayant suivi la même voie que les premiers arrivés, Chinois, Mandchoux et Coréens. Ceux-ci, qui furent les civilisateurs des Yamato, pénétrèrent le plus fréquemment dans l’archipel, soit en conquérants, soit en colons pacifiques. Les Kinaso, ou Yusu, qui constituaient jadis une population distincte sur la côte occidentale de l’île Kiu-siu et sur les rivages méridionaux du Hondo, tournés vers le bassin intérieur de la mer japonaise, étaient certainement des immigrants de la Corée, et l’on se comprenait de l’une à l’autre rive. L’alternance régulière des moussons, qui, dans ces parages, portent de la Corée au Japon, puis du Japon à la Corée, facilitait le peuplement : par le beau temps, les pêcheurs de ces mers voient