Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/113

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
95
coréens et polynésiens

toujours des terres devant eux, Kiu-sin, Tsu-sima, d’autres îles de moindre étendue ou les pointes méridionales de la Corée.


D’après une photographie.
noble japonais
Du côté du sud et du sud-est, d’autres colonisateurs vinrent pendant le cours des âges. Le teint parfaitement olivâtre des Japonais du midi et des insulaires de Riu-kiu semble témoigner en faveur d’un fort mélange de sang malais, et de nombreux individus aux longs cheveux ondulés, même crépus, donnent quelque valeur à l’hypothèse d’après laquelle les Alforo de l’île Boeroe (Baru) et des îles voisines, ainsi que les Mélanésiens, auraient des frères de race dans l’archipel japonais. Enfin, divers anthropologistes sont très portés à croire que ces merveilleux navigateurs, les Polynésiens, si habiles à se servir de leurs embarcations « volants » ou de leurs canots à balanciers insubmersibles, sont aussi très fortement représentés au Japon[1]. Le type aristocratique par excellence du Nippon serait celui des Polynésiens, et c’est en effet dans les plaines tournées vers le Pacifique, notamment aux alentours de Tokio, que l’on trouve les prin-

  1. Léon Metchnikoff, Empire Japonais, Genève, 1881.