Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/123

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merveilles de l’inde

richesses bien plus étonnantes encore. Alors la péninsule indienne avait toute la grandeur et la poésie que le mystère ajoute à une réalité splendide : tout ce que l’on savait et tout ce qu’on imaginait de l’admirable contrée entretenait de prestigieux récits, et les fables grossissaient à l’infini les prodiges racontés de peuple en peuple sur les chemins de l’histoire ; il semblait que l’Inde fût un immense paradis.

D123- vallée du sind -liv2-ch12.jpg

D’après une photographie communiquée par Mme Massieu.

vallée du sind, affluent du djelam, près de srinagar

Plus étonnantes encore que la Péninsule devaient apparaître aux marins les îles du sud qui en sont une dépendance naturelle, d’un côté les Maldives, de l’autre la terre de Ceylan. En beaucoup d’autres parages des mers tropicales s’élèvent des îles coralligènes, formées comme les Maldives d’anneaux de corail blanc émergeant des eaux profondes et contenant à l’intérieur un lac circulaire d’eau tranquille : mais nulle part ces atolls ou îles en cercle ne se succèdent en aussi grand nombre et avec une aussi constante régularité. Les dix-neuf