Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/213

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communications maritimes

entre la fin de la République et le règne de Caracalla, que l’on trouve dans la région de Pechaver : c’est là que les caravanes descendues des plateaux afghans devaient échanger l’or romain contre les produits de l’Inde. Vers le milieu du IIIe siècle, des guerres interrompirent brusquement ce trafic, et les voyages ne purent alors se continuer que par mer, mais en des conditions infiniment supérieures à celles où s’étaient trouvés les Scylax et Néarque six ou huit siècles auparavant, car les marins qui desservaient le mouvement des échanges gréco-romains avaient fini par découvrir ou plutôt avaient appris des matelots arabes un secret de géographie physique qui devait singulièrement faciliter leur tâche.

N° 249. Courants de l’Océan Indien durant la mousson d’hiver.
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D’octobre à mai, le vent souffle du nord-est sur les golfes qui encadrent l’Indoustan. C’est l’époque des voyages de la Malaisie vers Ceylan et de l’Inde vers le golfe Persique, la mer Rouge et la côte d’Afrique.

Cette découverte capitale qui rapprochait l’Inde et l’Europe était celle des moussons ou vents alternants qui fluent et refluent à travers la mer indienne, poussant les navires devant eux pendant une saison et les ramenant pendant une autre. Ce fut un marin, probablement