Page:Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome1.djvu/24

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
xiv
PRÆFATIO.


qu’elle faisoit déjà partie de l’Empire Romain, et qu’il ne fait mention que de la Gaule qu’il avoit subjuguée. La Celtique est, selon lui, séparée de l’Aquitaine par la Garonne, et de la Belgique par la Marne et la Seine : elle commence au Rhone, et elle est contenue entré la Garonne, l’Ocean et la frontiere de la Belgique : elle va même jusques au Rhein par le moien des Sequanois et des Helvetiens. La Belgique commence à la frontiere de la Celtique, c’est-à-dire, à la Seine et à la Marne, et s’étend jusques à la partie inférieure du Rhein. L’Aquitaine est enfermée entre la Garonne, les Pyrénées et cette partie de l’Ocean qui regarde l’Espagne. Tout le reste jusques aux Alpes étoit pour la Gaule Narbonnoise.

Seconde division.
IV Provinces, Belgique, Aquitanique, Celtique, Narbonnoise.
Auguste a divisé les Gaules en quatre parties, qui sont la Belgique, la Celtique ou Lyonnoise, l’Aquitanique et la Narbonnoise : et pour rendre ces parties plus égales, il a retiré de la Celtique quatorze Nations qu’il a attribuées à l’Aquitaine, et il a ajouté à la Belgique les Sequanois et les Helvetiens. Pline et Ptolemée ont suivi cette division, dont Strabon parle le premier : et il y a lieu de s’étonner que Pomponius ne la suive pas, puisqu’il est certain qu’il est postérieur à Auguste.

Troisième division.
VI Provinces. Les deux Germanies.
Tacite, en parlant de ce qui s’est passé sous l’Empereur Othon, fait mention des deux Germanies ; les uns pensent que ces deux Provinces ont été démembrées de la Belgique peu après Auguste ; les autres rapportent ce démembrement au regne de Néron.

Autres divisions.Il est difficile de marquer au juste le tems des autres divisions : elles auront été faites peu à peu sous différens Empereurs, en sorte que sous Honoré le nombre des Provinces étoit cru jusques à dix-sept. Vopiscus qui écrivoit avant la fin du troisiéme siécle, dit que les